L’enfant perdue
Elena Ferrante

Ceux d’entre vous qui me suivent depuis quelques temps savez tout le bien que je pense de la série L’Amie prodigieuse d’Elena Ferrante. J’attendais impatiemment ma semaine de vacances pour pouvoir me plonger dans l’ultime volet de la saga, et enfin connaître le dénouement des aventures d’Elena et Lina.

Le résumé

ina et Lenù sont maintenant adultes, avec, derrière elles, des vies remplies d’événements, de découvertes, de chutes, de « renaissances ». A travers de nouvelles épreuves que la vie leur réserve, elles découvrent en elles-mêmes et en l’autre de nouveaux aspects de leurs personnalités et de leur amitié. Entre-temps, l’histoire d’Italie se déroule en arrière-plan et les deux amies devront s’y confronter aussi.

Mon avis

Et voilà. Me voilà enfin parvenue au moment de dire au revoir aux personnages que j’ai tant aimé détester et qui m’auront suivie pendant un long moment dans ma vie de lectrice. Voici enfin venu le temps pour moi de vous parler du dernier tome des aventures de Lina et Elena. Et laissez-moi vous dire que je n’ai toujours pas réussi à trancher : je n’arrive vraiment pas à savoir laquelle je déteste le plus. Probablement Lina…

La force de ce roman, encore, toujours, ce sont les personnages. Des personnages que l’on prend plaisir à retrouver à chaque tome. Quel chemin parcouru depuis l’enfance ! Quelle vie bien remplie ont mené Elena et Lila, chacune de leur côté, puis finalement enfin réunies dans le quartier qu’elles voulaient pourtant fuir !
Ce quatrième opus marque l’apogée de la carrière littéraire de la narratrice, et fait également culminer l’intelligence et la sensibilité de sa meilleure amie. Une terrible tragédie se cache sous ce titre de L’enfant perdue, et j’en ai été très touchée. Comment vivre avec un pareil drame ? Etait-ce la volonté de Lina, que de le reproduire ?

Leur amitié est encore plus dysfonctionnelle que dans les tomes précédents, si toutefois cela est possible. J’ai trouvé fascinant d’analyser avec une distance relative par le biais de l’une des deux personnes concernées leur relation presque toxique et dont elles n’arrivent pourtant pas à se passer. 

Ce tome nous fait faire un bon dans le temps, et effleure beaucoup plus rapidement les sujets politiques et sociaux que dans les tomes précédents, pour se concentrer pleinement sur les drames personnels qui jalonnent l’existence des protagonistes. Mon coeur s’est souvent serré pour la petite Imma, perdue dans cette vie dont elle ne maîtrise rien, et c’est probablement l’image que je retiendrai de ce quatrième tome.

J’ai un peu moins accroché à l’histoire dans ce dernier opus, je m’attendais à plus de réponses à mes questions, et finalement je n’en ai découvert pratiquement aucune. Mais j’ai tout de même apprécié de retrouver le quartier de Naples et ses habitants fictifs désormais bien connus.

En conclusion

Ce quatrième tome conclut un peu moins en beauté la série que ce que j’imaginais. Après de tels tourments, après des vies aussi bien remplies, après un récit aussi complet que celui que nous livre Elena Ferrante, je m’attendais à ce que mes questions trouvent des réponses, mais je resterai malheureusement dans le flou. Il n’empêche que j’ai énormément aimé cette série de livres, et que je persiste à croire qu’il s’agit d’un grand monument de la littérature qui traversera le temps. Une série à ne rater sous aucun prétexte !

La Parisienne

De la même auteure :
L’Amie prodigieuse
Le Nouveau Nom
Celle qui fuit et celle qui reste

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