Un si petit oiseau
Marie Pavlenko

Je n’ai jamais lu de roman de Marie Pavlenko, même si j’ai beaucoup entendu parler de Je suis ton soleil qui sommeille désormais dans ma PAL. J’ai eu la chance de la rencontrer au salon de Montreuil lors d’un moment d’échange passionnant qui m’a donné très envie de découvrir son nouveau roman, Un si petit oiseau. Merci aux éditions Flammarion pour cette lecture.

Le résumé

Après un accident de voiture qui l’a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d’avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu’on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l’amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Mon avis

Il y a de ces livres qui arrivent dans votre vie exactement au bon moment. Des romans que vous prenez le temps d’ouvrir dans le bon état d’esprit et qui vous comble d’un manque vous ignoriez vous-même, qui viennent vous compléter et faire de vous une personne tellement plus riche d’émotions. C’est exactement l’effet que m’a procuré Un si petit oiseau de Marie Pavlenko. Un roman précieux et nécessaire que j’ai lu exactement au bon moment et qui m’a bouleversée comme jamais, alors même qu’il m’aurait peut-être moins touchée si je l’avais lu à un autre moment.

J’ai vraiment du mal à taper cette chronique car j’aimerais vous transmettre tout ce que cette lecture m’a apporté, et en même temps sans trop vous en dire pour vous laisser à votre tour être porté par la douleur d’Abi et ses émotions.
Sachez avant toute chose que la première scène de ce roman m’a complètement fracassé le coeur. J’ai eu l’impression de voir mon coeur se pulvériser en mille morceaux, je ne peux pas vous dire à quel point ma gorge se serrait tellement j’étais horrifiée pour Abi, qui va être victime d’un accident, et qui va malheureusement perdre un bras.

Il va falloir réapprendre à vivre sans ce bras, avec ce moignon qui rime avec rognon, dans une nouvelle vie bien différente de celle d’avant. Comme si sa vie passée n’avait jamais existé. C’est très prenant de voir l’un de ses proches souffrir sans pouvoir lui venir en aide, ça l’est tout autant lorsqu’il s’agit d’un personnage de roman que l’on prend en affection. On partage sa vie le temps de quelques centaines de pages, et il est difficile de lire toute cette souffrance sans la partager un tant soit peu.

Abi m’a énormément touchée. En découvrant son quotidien, je ne pouvais m’empêcher de le comparer au mien. Et me sentir chanceuse.
Son histoire n’a pourtant rien d’extraordinaire, je crois bien que le déroulé de ce roman est tout ce qu’il y a de plus fluide, je ne m’attendais pas à de grands retournements de situations (et d’ailleurs il n’y en a pas eus). Pourtant, ça ne m’a pas manqué. J’ai profondément apprécié le personnage d’Aurèle, et j’ai également été touchée par la tante d’Abi, avec ses gros sabots et son manque de tact.

Si j’avais un tout petit reproche à adresser à cette lecture, c’est que j’ai presque trouvé Abi trop jeune pour ses 20 ans, trop « ado ». Mais au fond, n’est-il pas normal de redevenir une enfant lorsque l’on se voit privée de son autonomie de manière aussi brutale ?

En conclusion

Ce roman m’a totalement embarquée et m’a pulvérisé le coeur en mille morceaux. J’ai été profondément touchée par Abi, par sa détresse, et par le goût qu’elle reprendra à la vie. J’ai également beaucoup aimé sa famille, les choix qu’elle fera pour reprendre sa vie en main. C’est une belle leçon de vie qu’elle nous inculque, une de celles à ne jamais oublier. Un magnifique roman qui m’a percutée de plein fouet et auquel je vous invite à découvrir, à votre tour.

La Parisienne

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