Game of Thrones, intégrale 5
George R.R. Martin

Est-il vraiment utile que je vous refasse l’histoire de cet objectif que je me suis fixée cette année avec Stéphanie ? Je pense qu’au bout d’un an, vous finissez par connaître la chanson. Voici donc venu le temps de cette cinquième et dernière chronique (à ce jour !) sur Game of thrones, puisqu’il n’existe pas encore de suite à cet ouvrage.

Le résumé

Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le Trône de fer. Tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors, s’en sortiront indemnes…

Mon avis 

Et voilà. Nous y sommes. Je viens (ENFIN) de mettre un point final à mon immense lecture de l’année autour de Game of Thrones. Je tiens à remercier mon adorable copine d’amour Stéphanie sans qui je n’y serais jamais arrivée. Elle a su me motiver et me donner envie dans les coups de mou, je pense que nous avons su prendre le relai l’une sur l’autre dans les périodes de creux. (Oui, on dirait que je viens de recevoir un Oscar, laissez-moi savourer)

Ce dernier intégral est tellement riche que j’ignore par où commencer. On retrouve les personnages délaissés dans l’intrigue de l’intégrale 4 : Jon, Tyrion et Daenarys, alias mon trio gagnant. Le premier tiers de cette lecture m’a un peu ennuyée, mais j’ai adoré lire les deux autres tiers qui correspondent aux tomes 14 et 15, qui comporte son lot de surprises et de révélations.
Il faut dire que les livres n’ont plus rien à voir avec la série, là pour le coup nous avons vraiment l’impression de lire une histoire différente. Il y avait donc un suspense que je ne connaissais pas avec les tomes précédents qui m’a tenue en haleine et qui m’a incitée à tourner les pages de plus en plus avidement.

À Meereen, Ser Barristan n’est pas mort, Daenarys est mariée, et Tyrion ne l’a pas (encore) rejointe. Et il faut ajouter à cela un Prince de Dorne totalement absent dans la série, ainsi qu’un petit nouveau qui fait son apparition et dont je ne vous parlerai pas, au cas où vous souhaiteriez lire les livres. Quelle surprise ! Je ne m’attendais pas à tout ça, et cela offre de nouvelles perspectives et plein de nouvelles possibilités pour la suite de l’intrigue. Il faudra voir si cela aura une importance pour le dénouement de l’histoire…

Du côté du Mur, Jon Snow apprend à se faire respecter en tant que Lord Commandant, mais il rencontre des difficultés entre ses Frères de la Garde de Nuit et les sauvageons. Il y aura des choix à faire… là encore les intrigues se différencient, entre Mance Rayder et Val, la « princesse » qui n’en est pas une. Sans oublier la Reine Selyse et la princesse Shôren ! Pas de « rôti de môme », comme dirait Stéphanie (ahahah pardon).

Arya demeure dans cet opus le personnage qui m’a le moins intéressée. Je suis loin d’être passionnée par cette intrigue autour du Dieu Multiface. Je m’interroge d’ailleurs beaucoup sur la signification de la religion dans l’oeuvre de Martin, si jamais vous avez une idée sur la question, je serais curieuse de la découvrir.

En conclusion

Après avoir passé une année entière aux côtés des Lannister, des Stark et des Targaryen, je me sens en deuil. Il m’est difficile d’accepter qu’aucun autre tome ne m’attend pour le moment, et qu’il va falloir attendre indéfiniment la suite des aventures de cet univers auquel je me suis profondément attachée. En dehors de Harry Potter, jamais une saga ne m’avait autant transportée et n’avait autant suscité de débats chez moi. Même si cette lecture fut laborieuse, je ne regrette pas une seule seconde de m’y être plongée. Pour autant, ma lecture de Game of Thrones restera unique, je ne pense pas relire ces livres un jour. Il me tarde désormais de découvrir la suite, si suite il y a…

La Parisienne

Du même auteur :
Game of thrones, intégrale 1
Game of thrones, intégrale 2
Game of thrones, intégrale 3
Game of thrones, intégrale 4

***

Enfin, pour terminer ma chronique, quelques questions ludiques que je me suis amusée à me poser grâce aux posts des éditions J’ai lu sur Facebook, et auxquelles je vous invite également à répondre en commentaire.

#TeamStark ou #TeamLannister ?
Les Stark sont très droits, là où les Lannister sont beaucoup plus imprévisibles et beaucoup plus amusants à suivre, je trouve. Je vote pour le revirement de situation Jaime Lannister et Tyrion, qui figure parmi mon trio gagnant, avec Dany et Jon évidemment. (je sais, aucune originalité dans cette réponse).

#TeamCersei ou #TeamJaime ?
J’adore les deux. Mais je trouve la profondeur et les nuances de Jaime nettement plus intéressantes, encore plus dans les livres. Cersei est juste assoiffée de revanche après avoir été dominée par des hommes pendant toute sa vie, elle traite Jaime comme un moins que rien, et c’est encore plus net lorsque l’on a accès à ses pensées (comme dans les livres). Jaime a tellement plus de relief ! Et on voit à quel point il lui est difficile d’avoir des valeurs tout en étant sous le joug de sa soeur qu’il aime profondément. Je ne suis pas sûre que Cersei éprouve réellement de l’amour… Même pour ses enfants, elle en vient à les maltraiter. Il y a beaucoup plus d’éléments et de raisons qui animent le comportement de Jaime. Et j’aimerais voir évoluer l’intrigue autour de Brienne (même si, j’avoue tout, j’adore la dévotion que lui porte Tormund, je serais curieuse de voir comment ce noeud va s’épaissir autour de ce trio).

Daenarys ou Jon ?
Arf… Les deux ont souffert de la dictature d’autrui dans leur enfance, les deux ont un sens du devoir et de la justice très aiguisé, les deux sont amenés à prendre des décisions cruciales pour leur peuple… Mais Dany a des dragons. Et c’est une meuf. Et c’est VRAIMENT DUR d’être une meuf dans cet univers de malade. Alors je vote Dany.

Geoffrey ou Ramsay ?
Geoffrey est juste complètement fou alors que Ramsay a quelque chose d’encore plus pervers dans son attitude. Il va beaucoup plus loin, c’est un méchant nettement plus redoutable que Geoffrey qui a juste l’air d’un gamin à côté de lui.

Arya ou Sansa ?
Je préfère Sansa, elle évolue énormément et elle apprend à réfléchir aussi sournoisement que Littlefinger. Oui, j’adore le comportement rebelle d’Arya qui revendique sa préférence marquée pour les jeux d’épée, mais Sansa apprend du jeu des trônes en adoptant son langage. Et je n’ai pas aimé toute la partie du Dieu Multiface concernant l’intrigue Arya.

Publicités