6746679_origNos étoiles contraires
The fault in our stars
Ma note : 17/20

J’avais tellement, tellement, tellement entendu parler de ce livre que lorsque l’occasion m’est venue – à l’aéroport de Hong Kong, avec quelques dollars en poche à dépenser -, je me suis empressée d’acheter The fault in our stars, que je n’ai pas voulu lire trop vite après Dieu me déteste. Aussi suis-je aller d’abord visionner le film au cinéma en premier (avec ma super copine, à qui je me sens obligée de rendre hommage dans cette petite parenthèse, elle m’a obligée !).
(pas de couverture du livre tellement connue, mais juste cette petite illustration qui colle parfaitement !)

Mon résumé
Hazel est une jeune fille de 16 ans atteinte d’une maladie incurable qui touche ses poumons. Lorsque le médecin lui diagnostique une dépression, sa mère refuse de la laisser se morfondre, et l’incite à se rendre au groupe de soutien. C’est là qu’Hazel rencontre Augustus Waters, un unijambiste venu accompagner son ami Isaac…

Mon avis
Dans Nos étoiles contraires, l’histoire d’amour est inévitablement prévisible, et soyons honnêtes, à la lecture du résumé de quatrième de couverture, c’est pour cela que l’on achète ce livre. Et pourtant, tout est bien plus que cela !
Hazel est jeune, malade, mais refuse de se considérer comme une personne « faible ». Elle déteste attirer sur elle ce regard plein de compassion ou de pitié que lui octroient les gens. Et c’est en cela qu’Augustus Waters représente pour elle une bouffée d’air frais salvatrice : Augustus la regardera comme une fille, une fille normale, et bourrée d’humour. Difficile de ne pas s’attacher à cette protagoniste certes « mourante » et pourtant pleine de vie ! Rien de plus simple que de s’identifier à son personnage, malgré l’apparente barrière établie de la maladie et des soins médicaux.
Augustus incarne quant à lui l’archétype du héros dont on ne peut que tomber amoureuse : il est un jeune homme fou d’amour pour Hazel, et ne s’en cache pas. Incroyablement mature pour son âge, il comprend et devance même les besoins d’Hazel. Son infaillible romantisme a su parler à mon cœur !
Le pari était donc risqué d’adapter sur grand écran un coup de foudre si flagrant des lecteurs, et je le trouve plutôt réussi : les acteurs incarnent à merveille ces deux adolescents si particuliers.

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L’intime lien qui lie Hazel à Une impériale affliction est certainement la relation qui m’a le plus émue, tant je la comprends et la partage. L’une de mes plus intimes croyances repose entièrement sur la force des mots, et la démonstration de leur pouvoir m’a été en ce sens très éloquente. Aussi, la déception ressentie par Hazel lors de sa rencontre avec Van Houten n’en a été que plus grande (et plus surprenante !).

Tout dans ce roman m’a paru naturel, spontané : de la progressive relation entre Hazel et Augustus au voyage à Amsterdam. Ce subtil équilibre a ainsi appuyé le réalisme de cette fiction. Les parents des protagonistes sont présents, nécessairement, mais effacés, comme il le faut. Cette fluidité n’a fait qu’accentuer l’effet de la surprise finale ! Certes, l’on s’attend à lire une histoire dramatique, tragique, dès lors que l’on ouvre le livre. Mais pas dans le sens où l’auteur nous la livre. Et elle en ressort plus belle, plus émouvante.

En conclusion
Nos étoiles contraires est de ces romans que l’on n’oublie pas. Une de ces lectures qui vous marquent sincèrement, qui vous serre le cœur, qui vous bouleverse, et dont vous vous souvenez nostalgiquement, le sourire aux lèvres. L’affligeante banalité de mes propos me range donc à l’avis de la grande majorité des lecteurs : un succès plus que mérité pour cet émouvant best-seller !

La Parisienne

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