Bonsoir à tous !

J’espère que vous avez passé un très bon weekend. Aujourd’hui s’achève le « marathon lecture » organisé par le challenge Il était deux fois Noël. Malheureusement, je n’ai pas pu participer car mon weekend était plutôt chargé. Mais pour me rattraper, je vous ai réservé une petite chronique.

9782266252522Arrive un vagabond
Ma note : 10/20

A savoir : Arrive un vagabond a reçu le Grand Prix des Lectrices Elle 2013 dans la catégorie Roman. (c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je n’ai pas vacillé lorsqu’il a fallu sortir la carte bancaire, gage de « qualité » oblige.)

Mon résumé

« Quand Charlie Beale arrive à Brownsburg, il tomba deux fois amoureux… » D’habitude, je ne copie pas les résumés de quatrième de couverture. Mais celui-là est conforme à tout ce qui me plaît (de l’amour et un peu de mystère), alors… !

Mon avis

Après avoir refermé Arrive un vagabond, me voilà devenue sceptique. Je suis fascinée par l’étrange pouvoir que dégagent les livres. Comment quatre petites pages finales peuvent elles me faire ainsi reconsidérer mon point de vue sur l’intégralité du roman, et revoir à la hausse la note que j’envisageais de lui attribuer ?
Pour être juste, il m’est difficile de donner une excellente note à ce livre. Parce que si je n’étais pas persévérante, je l’aurais abandonné en plein milieu et n’aurais jamais découvert ces dernières pages qui m’ont émue. Faute. Sanction.
Mais en même temps, je ne peux pas laisser la triste note que j’imaginais lui attribuer, car elle ne traduirait pas l’émotion qui se dégage de la fin. Reconsidération.
Mélangeons le tout, et nous obtenons un 10/20.  Une note moyenne, qui reflète l’impression mitigée et l’avis totalement nuancé que je vais émettre, tout comme mon incapacité à me prononcer sur le fait d’avoir ou non aimé ce livre.

Lorsque je suis tombée sur la couverture de Arrive un vagabond dans les rayons de ma librairie, j’en suis littéralement tombée amoureuse. Et lorsque j’ai lu le résumé de quatrième de couverture, sobre, simple, rapide, efficace… j’ai fait cette petite folie qui me prend parfois : je l’ai serré contre mon cœur et l’ai emmené tout droit à la caisse pour ne plus me séparer de lui. Acquis en même temps que Demain est un autre jour, il me paraissait important d’espacer ces lectures qui, me semblait-il à l’époque, seraient assez similaires. En réalité, pas du tout.
Si le premier se revendiquait Chick Lit et excellait dans le genre, Arrive un vagabond s’apparente davantage à une littérature plus travaillée, ce qui pour moi a beaucoup nui à l’effet produit sur le lecteur. A trop vouloir travailler la plume, l’auteur m’a un peu assommée par moments. Je suis dure mais il faut l’être, pour rendre les compliments plus authentiques, et pour la sincérité que je vous dois ;).

La mise en place de la trame narrative est très laborieuse : il y a vraiment de quoi se décourager. L’intrigue se déroule à une période antérieure à la narration, dans les années 50, une période qui n’est pas franchement ma préférée, dans une petite ville campagnarde du Sud des Etats-Unis. Un décor plutôt peu ragoûtant, mais il y avait de quoi faire ! Souvenez-vous de La Couleur des sentiments. Cependant, l’action est très longue à se déployer. Les personnages n’ont rien d’attachant, en dehors du petit Sam que l’on affectionne sans bien savoir pourquoi. Le protagoniste, Charlie, n’est pas plus sympathique qu’un autre au lecteur. Les points de vue alternent de manière un peu floue entre Will, Alma, Sam, Charlie, Sylvan, Claudie, toujours très distinctement toutefois, et l’on entre parfois même dans l’esprit du chien Jackie Robinson. Je ne saurais même pas vous dire si j’aime Sylvan ou non, ni ce qu’il faut retenir d’elle. Etait-elle admirée ou se moquait-on d’elle ? Ce n’est au final pas très clair.

L’histoire d’amour, qui constitue le cœur de la diégèse, est très longue à s’établir. Tant et si bien que j’avais l’impression de voir une action se dérouler sur plusieurs années, aussi ai-je été surprise à la fin de découvrir qu’elle se déployait sur un an ! En somme : il ne faut pas s’attendre à beaucoup d’action ou de rebondissements, car tout est indiciblement prévisible.

Et pourtant, il y a cette fin. Ce narrateur que l’on attendait pas. Cette façon qu’a l’auteur de placer son histoire comme réelle, tant et si bien que l’on ignore comment se positionner. J’ai bien aimé ce dénouement qui recontextualise le récit. C’est au final, la seule chose qui m’a réellement plu. Et ce n’est tout de même pas négligeable.

En conclusion

Arrive un vagabond est une lecture assez laborieuse, mais qui satisfera celui qui aura le courage de l’achever. Je serais incapable de savoir si je vous le recommande ou non. Ce qui est sûr, c’est que je ne lui aurais pas attribué de prix !

La Parisienne

Publicités