insaisissable-tome-1-ne-me-touche-pasNe me touche pas,
Tahereh Mafi
Ma note : 8/20

Ne me touche pas est un roman young adult qui m’a d’abord attirée pour sa jolie couverture que je trouve très poétique. Encouragée par les critiques positives et enthousiastes qui fleurissaient sur la blogosphère, je l’avais ajouté à ma Wish List, et il y sommeillait patiemment, jusqu’à ce que Juliette et Pauline l’en sortent avec notre joli swap. Je m’y suis donc plongée pour respecter la consigne du mois du challenge 1 mois = 1 consigne !

Mon résumé

Juliette est enfermée dans une cellule d’un hôpital psychiatrique depuis un an, isolée volontairement car personne ne peut la toucher. Jusqu’à ce qu’Adam arrive pour partager sa prison…

Mon avis

Quelle grande déception que ce roman dont j’entendais tant de bien ! Je crois d’ailleurs que le genre du Young Adult n’est plus vraiment pour moi : j’y retrouve bien trop de clichés, de personnages stéréotypés, et d’histoires romantiques qui se ressemblent en tout point…

La première chose qui m’a le plus choquée en débutant ma lecture fut la faible qualité de la narration. Je comprends la volonté de l’auteur d’« oraliser » ses propos, de se mettre à la place de Juliette, mais lire des phrases négative sans « ne » ou commençant par « Faut que »… c’était bien trop familier pour moi.
Je n’ai pas non plus adhéré aux répétitions de phrases et au texte barré… Ce n’est pas censé être le carnet de Juliette que nous lisons, je ne vois donc pas l’intérêt de censurer ses pensées.
Enfin, a contrario, j’ai parfois trouvé des phrases bien trop pompeuses et tellement lyriques qu’elles m’ont fait rire. Lire que Juliette se prenait pour le temps qui passe ou l’univers… vous plaisantez !

Juliette est une protagoniste qui m’a d’emblée agacée, comme vous l’avez sûrement remarqué. Sa manie de se plaindre, de se victimiser, de jouer l’incomprise et la malaimée… un leitmotiv bien trop répétitif pour susciter l’empathie du lecteur.
Adam est en revanche quelqu’un d’attachant. Même si sa passion pour Juliette (inévitablement prévisible) est à mon goût bien rapide, tout comme le début de leur idylle, je l’ai trouvé sincère, réel. C’est un personnage qui m’a plu.
J’aurais aimé que la relation entre Juliette et le « chef des méchants » (dont j’ai déjà oublié le nom) soit plus développée. Elle apportait une touche d’originalité, et j’admets adorer lorsque les « gentils » s’intéressent aux « méchants ». C’est pourtant un thème très peu exploité dans la littérature young adult, et c’est dommage.

Enfin, je n’ai pas du tout apprécié le tournant que prend l’intrigue lors de la révélation finale, mettant le lecteur dans une posture d’attente pour les autres tomes. Toute l’originalité du roman reposait sur Juliette, dans sa cellule, rencontrant Adam, et possédant un don. Au final, la prison disparaît au bout de 100 pages à peine, et l’on découvre qu’elle n’est pas la seule à posséder un don ! Tout l’intérêt du livre s’est donc envolé.

Dernier détail, pour justifier ma notification : malgré tous les points négatifs que je soulève, Ne me touche pas est un roman qui se lit rapidement, et que j’ai tout de même apprécié pour ce qu’il est. Voilà pourquoi je ne trouvais pas logique de lui attribuer une moins bonne note.

En conclusion

Un roman à la croisée entre Divergente et X-Men, qui recoupe les thématiques du gouvernement post-apocalyptique et des supers-pouvoirs, bien loin de m’avoir convaincue… Une grosse déception pour ma part.

La Parisienne

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