CVT_Et-Ton-Absence-Se-Fera-Chair_5620Et ton absence se fera chair,
Siham Bouhlal

Connaissez-vous les éditions Yovana ? Moi non, jusqu’à ce qu’ils me contactent en octobre pour me proposer de découvrir l’une de leurs publications. Je les remercie donc pour cet envoi, ainsi que pour le soin qu’ils ont pris à me contacter et à personnaliser ce SP :)

Mon résumé

Dans ce roman autobiographique, la franco-marocaine Siam Bouhlal aborde le thème du deuil amoureux à travers la perte de son compagnon, Driss Benzekri.

Mon avis

J’ai de plus en plus de mal à attribuer des notes à mes lectures. J’ai besoin de nuances, de subjectivité. J’en viens à attribuer des notes similaires à des ouvrages totalement différents, ce qui ne reflète rien du contenu. Les notes ont un côté objectif qui me déplaît, je préfèrerais axer sur mon ressenti personnel sur mes lectures. Aussi ai-je réfléchi à un nouveau système de notation que vous trouverez en fin d’article.

Bref, tout ce paragraphe a pour but de vous dire que je me trouve sévère avec cet ouvrage, mais je vais vous expliquer pourquoi. J’ai trouvé le style de l’auteure très travaillé, ce roman est vraiment bien écrit, exactement comme j’aime. Il avait donc tout pour me plaire, d’autant que le thème exploré est profond : celui du deuil, de la perte amoureuse, de la maladie, des droits de l’homme. Siham Bouhlal rend ici hommage à l’homme qu’elle a aimé, cet avocat marocain brillant, emprisonné et torturé pendant 17 ans, fervent militant en faveur des droits de l’homme, décédé des suites d’un cancer.

Certains passages m’ont éblouie. J’ai aimé toutes les références littéraires, toutes ces incursions dans leur vie quotidienne avec les mots doux de Driss. Je n’ai pas aimé la narration, les allers-retours dans le passé, le bouleversement de la linéarité temporelle.

Pourtant, cette relation exclusive qui s’établit autour des deux personnages m’a maintenue dans une espèce de distance. J’étais cette lectrice qui assistait au spectacle de l’amour sans le vivre, je me sentais exclue de ma propre lecture, et ce n’est pas une sensation que j’ai réellement appréciée. De même, il est souvent question de chair, de corps, de pourriture presque parfois, d’amour charnel… Le titre est parfaitement révélateur du contenu de ce que vous trouverez, il est en cela très adapté. Ce leitmotiv m’a parfois mise mal à l’aise, j’ai ressenti une certaine gêne tout au long de ma lecture dont je n’ai pas réussi à me défaire.

En conclusion

Si je devais synthétiser mon avis sur ce livre, je dirais qu’il s’agit d’un très bel hommage à l’homme aimé. L’auteure y aborde le sujet très personnel de la douleur de son deuil. Un roman très bien écrit mais pourtant si intimiste qu’il m’a presque paru indiscret de le lire. Et c’est en cela que je n’ai pas réussi à me défaire de mon malaise.

3 A ranger dans la biblio

La Parisienne

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