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La Sélection
Kiera Cass

Qui a échappé au phénomène de La Sélection, qui a déferlé sur la blogosphère il y a déjà quelques années de cela ? Moi, manifestement. Ma fuite face à cette série ne découle que d’une raison, sûrement idiote et pour laquelle je risque de me faire huer, mais j’assume : les couvertures, que (contrairement à la plupart d’entre vous) je n’aime pas du tout et je trouve beaucoup trop adolescentes. Mais curiosité oblige, j’avais tout de même envie de découvrir cette fanfiction dystopique du Bachelor… Merci à ma gentille collègue qui a accepté de me le prêter :)

Le résumé

Dans un futur proche, les États-Unis et leur dette colossale ont été rachetés par la Chine. Des ruines est née Illeá, une petite monarchie repliée sur elle-même et régie par un système de castes. Face à la misère, des rebelles menacent la famille royale. Un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne…
Pour trente-cinq jeunes filles du royaume d’Illeá, la « Sélection » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre une vie de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le cœur du jeune Prince Maxon, l’héritier du trône. Mais pour America Singer, qui a été inscrite d’office à ce jeu par sa mère, être sélectionnée relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure ; quitter sa famille et entrer dans une compétition sans merci pour une couronne qu’elle ne désire pas ; et vivre dans un palais, cible de constantes attaques de rebelles…
Puis America rencontre enfin le Prince. En chair et en os. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés : l’existence dont elle rêvait avec Aspen supportera-t-elle la comparaison face à cet avenir qu’elle n’aurait jamais osé imaginer ?

Mon avis

J’ai débuté la Sélection avec, je l’admets, pas mal d’a priori sur la série. Je m’attendais à une dystopie plutôt mal ficelée, à une intrigue essentiellement amoureuse, et à du crêpage de chignon en règle. Force m’a été de constater que j’avais été très sévère avec cette série, et j’ai bien fait de m’y plonger, car j’ai été plus que surprise par son contenu !

Pour être honnête avec vous, je dois vous avouer que j’ai vraiment adoré ce premier tome. D’ailleurs, je l’ai dévoré en quelques heures seulement, et j’en ai rêvé le soir même. Je suis très impatiente de découvrir la suite de cette histoire qui m’a littéralement happée.
Il faut dire que ce tome se lit très vite : on entre facilement dans l’histoire, les péripéties d’America nous embarque avec elle, et l’on se demande bien comment tout ça va finir.

Le triangle amoureux, on connaît. Et on a toutes notre avis sur la question. Twilight m’avait sincèrement gonflée avec l’hésitation de Bella (oui, désolée, j’ai de super références, et moi aussi j’ai été un bête mouton adolescent qui a suivi le mouvement). Pourtant, là, j’ai trouvé le trio plutôt bien amené, et je n’ai sincèrement aucun avis tranché sur la question. J’aime autant Aspen que Maxon, et je suis vraiment très curieuse de voir vers qui le choix d’America va la porter. Même si j’ai mon petit avis sur la question (et je verrai si mes doutes sont fondés dans la suite !).

Mais il n’y a pas que cela dans la Sélection. Il y a aussi cette histoire de renégats, de Sudistes et de Nordistes, de pouvoir. Comment s’imposer lorsque l’on sait que l’on va gouverner un pays à 19 ans ? Comment prendre la tête d’un peuple lorsqu’on ne sait rien de lui ? America a ce rôle de conseillère auprès de Maxon qui pourrait bien lui valoir son titre de princesse, car qui serait mieux placée qu’une Cinq pour ouvrir les yeux au prince sur la réalité de son royaume ?
Tout en s’adressant à un public jeune, Kiera Cass apporte avec elle son lot de réflexions, et c’est agréable de voir que tout n’est pas qu’une histoire de téléréalité.

En conclusion

En définitive, je dois vous dire que j’ai été bluffée par ce premier tome de la Sélection. C’est probablement parce que je n’en attendais rien que j’ai tant aimé. America est une protagoniste forte, qui ne mâche pas ses mots, et ça fait du bien ! Autour d’elle se construisent des intrigues politique et amoureuse que j’ai hâte de voir évoluer. Pour faire simple, un lancement réussi. Je n’ai qu’une envie : découvrir la suite au plus vite !

6 Je recommande

La Parisienne

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