Vers la beauté
David Foenkinos

David Foenkinos est l’un des auteurs qui m’a amenée à la littérature contemporaine. Je l’ai lu pour la première fois lorsque j’étais adolescente, en découvrant La Délicatesse avant la sortie du film, et ça avait été un coup de foudre dès les premières pages. J’apprenais, avec David Foenkinos, que la lecture pouvait être autre chose qu’un monde imaginaire peuplé de fantastique. C’était aussi le réel, le quotidien, la beauté des choses dans la vie des autres. Je remercie les éditions Folio pour cette lecture.

Le résumé

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au Musée d’Orsay. Mathilde Mattel, DRH du Musée, est rapidement frappée par la personnalité de cet homme taciturne, mystérieux, spécialiste de Modigliani, qui a choisi de s’effacer dans une fonction qui ne correspond pas à ses compétences reconnues. Antoine est affecté à la salle des Modigliani, et Mathilde le surprend parfois à parler à mi-voix au portrait de Jeanne Hébuterne, la fiancée du peintre au destin tragique. Il fuit tout contact social, même si Mathilde ne le laisse pas indifférent. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté.

Mon avis

Je ne sais pas réellement à quoi je m’attendais en ouvrant ce roman, mais je peux vous dire avec certitude que je ne m’attendais pas à cela. Ce roman m’a surprise de bien des façons, et j’étais très étonnée de l’émotion qui serrait mon coeur en tournant les dernières pages.

J’ai ouvert ce roman sans rien en savoir de plus que ce que j’avais appris lors de ma rencontre avec David, un matin de mai. À savoir : qu’il y était question d’art, de Modigliani, de peinture, du Quai d’Orsay. Voilà à peu près tout. J’ignorais totalement où ce roman allait m’emmener, et je ne tiens pas trop à en dire pour que, si vous suivez mon avis et découvrez ce roman à la suite de ma chronique, votre surprise soit à la hauteur de la mienne.
Vous le savez peut-être, je considère avoir le sens artistique d’un petit pois, tant je n’ai absolument aucune connaissance dans le domaine et tant je reste assez impassible face à l’art. Bien sûr, il y a des oeuvres qui me plaisent de manière totalement subjective, mais je n’ai jamais vraiment d’argument pour l’exprimer. J’admets tout simplement être totalement incompétente et ignorante dans ce domaine, ce qui ne m’empêche pas d’aller voir des expositions ou de me rendre dans des musées. Une longue digression pour vous expliquer mes appréhensions en ouvrant cette lecture dont le sujet principal était l’art.

Pourtant, cela ne m’a pas empêchée d’y être sensible. J’aurais pu m’en douter, David Foenkinos m’avait déjà fait le coup avec Charlotte, un roman que j’avais beaucoup aimé au moment de sa sortie.

À la genèse de ce roman, il y a Antoine, un homme assez mystérieux qui pique notre curiosité par sa simplicité et son mutisme. Il y a aussi Mathilde, qui l’amènera à se livrer… et Camille. Sans trop vous en dire, c’est évidemment le personnage de Camille qui m’a le plus émue, le plus touchée, le plus remuée.
Ce livre m’a énormément surprise, il aborde des sujets que j’étais loin d’imaginer en tournant les premières pages. J’aime cette sensation déroutante d’être emmenée exactement là où je ne m’y attendais pas, comme si l’auteur me prenait par la main et me guidait dans un endroit secret dont j’ignorais tout.

En conclusion

Avec ce roman, David Foenkinos démontre une fois de plus son indéniable talent pour les sujets délicats qu’il maîtrise avec beaucoup de tendresse. J’aime retrouver sa plume épurée, j’aime la façon dont il me fait voir les choses, et j’aime la sensibilité qui semble être la sienne lorsqu’il écrit. C’est un roman qui m’a émue, et que je vous recommande à mon tour.

La Parisienne

Du même auteur :
Charlotte

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