D’ici là, porte toi bien
Carène Ponte

C’est déjà le cinquième roman de Carène qui sort et que je lis. Évidemment, je suis toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit d’autrices qui sont en prime des copines. Je remercie Carène et les éditions Michel Lafon pour cette lecture.

Le résumé

Avec son sable fin et son ciel azur, L’Avenue du Parc Resort and Spa est l’endroit idéal pour se remettre d’un coup dur. A condition de donner sa chance à la chance.
Alors que Samya tente de pardonner l’adultère de son mari, Alison aimerait oublier qu’elle s’est fait plaquer au pied de l’autel. Jessie s’est excusée mille fois pour le chat et le lave-linge, mais Jérémy est à bout : une pause s’impose. Apolline rêve d’un enfant qui ne vient pas. Quant à Mia, dix-neuf ans et déjà maman, elle se voit rejetée par sa famille. Geneviève, elle, perd peu à peu la mémoire.
Ensemble, elle vont libérer leurs émotions et s’apporter un soutien inattendu.
Avec au bout du chemin, un gain inestimable : l’espoir.

Mon avis

Ce roman est très différent des précédents romans de Carène, et je m’y attendais puisqu’elle m’en avait parlé il y a quelques temps de cela, lors d’une après-midi passée ensemble. Dans D’ici-là, porte toi bien, nous avons affaire à six narratrices. Six femmes qui vont se côtoyer pendant une semaine, lors d’un séjour à L’avenue du parc.

L’exercice était difficile : pas évident en effet de rendre chacun de ces personnages suffisamment différent pour que leurs voix ne se superposent pas, et pour que le lecteur parvienne à s’y retrouver. C’est pourtant un pari réussi pour Carène, à aucun moment je n’ai été perdue dans la narration.

Il est inévitable, je pense, de davantage s’attacher à l’une ou à l’autre de ces narratrices. Ma préférence, en ce qui me concerne, s’est portée sur Samya et Alison. Ce sont à mes yeux les deux personnages les plus nuancés, les mieux travaillés, et les moins clichés (quoique j’ai tout de même un petit reproche à adresser à Alison).
J’ai moins apprécié Jessie qui est pour moi beaucoup trop caricaturale, j’ai en effet trouvé que son caractère était tellement poussé à l’extrême qu’elle n’en était plus crédible. De même pour le fait qu’Alison se fasse plaquer à l’autel le jour de son mariage (et qui s’en remet avec une étonnante facilité… peut-être que j’aurais aimé que son ego la titille davantage).

Ce qui fait de ce roman mon préféré de Carène, c’est la profondeur qu’elle a réussi à intégrer à ses personnages. Des drames jalonnent leur existence, et tout ne se termine pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un côté réaliste qui m’a beaucoup plu, même si j’aurais aimé qu’on s’attarde davantage sur ces tragédies.

En conclusion

Ce roman est singulièrement différent des précédents livres de Carène, et c’est indubitablement mon préféré. J’ai aimé découvrir ces portraits de femmes singulièrement différentes et qui vont pourtant s’entraider et grandir grâce à leur entraide mutuelle. Je regrette des personnages un peu clichés, mais j’ai aimé la profondeur que Carène a réussi à leur apporter. Une jolie lecture !

La Parisienne

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