Le premier jour du reste de ma vie,
Virginie Grimaldi

Virginie Grimaldi est une auteure que j’avais repérée il y a quelques temps, lors de la sortie de son premier roman. Entre temps, elle en a sorti un deuxième (que j’ai d’ailleurs très envie de lire !), et j’ai eu l’occasion de la croiser au salon de St Maur en poche, en accompagnant mon amie Pretty Books. J’avais trouvé Le premier jour du reste de ma vie lors d’une foire aux livres, un peu par hasard, dans un état neuf… me voilà enfin pour vous en parler ! :) 

Le résumé

Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde… Tout quitter pour tout recommencer : une comédie tendre et savoureuse !

Mon avis

Il y a des périodes qui sont plus propices à certaines lectures, j’en parlais d’ailleurs récemment avec Sorbet Kiwi. Pour moi, l’été, c’est synonyme de romance et de chicklit.
Et justement, Le premier jour du reste de ma vie a tout de la parfaite lecture d’été. Le point de départ, c’est Marie, qui, à quarante ans, décide de quitter son mari le jour de son anniversaire (celui du mari, pas celui de Marie, vous me suivez ?). La couverture donne le ton, d’ailleurs. Et même si l’histoire démarre en hiver, je n’ai réussi à me projeter dans ce roman qu’en accord avec la saison actuelle.

Dès les premières pages, donc, nous rencontrons Marie. Elle est l’héroïne du roman, c’est elle que nous suivrons le plus à travers l’intrigue. Mais il y a aussi Anne, une femme un peu plus âgée qui tente de s’éloigner de son compagnon, Dominique, de qui elle s’est récemment séparée mais qu’elle aimerait reconquérir car elle ne sait pas vivre sans lui. Et il y a également Camille, une jeune femme d’une vingtaine d’années qui a perdu beaucoup de poids et qui s’est lancé le défi de séduire un homme dans chaque pays où ce tour du monde la mènera.
Trois femmes très différentes tant dans leur caractère que dans leur façon de voir les choses, qui seront pourtant réunies dans cette croisière qui marquera leur vie.

J’ai aimé la découverte de ces personnages, de Marie plus particulièrement. Je me suis d’ailleurs demandé tout au long de ma lecture pourquoi elle n’avait pas quitté Rodolphe plus tôt, tant cet homme est l’incarnation du parfait machiste misogyne totalement détestable. Voilà un homme qui me rappelle sans cesse pourquoi il est important, encore à notre époque, de se battre pour le droit des femmes. Encore un, un de plus…
J’ai aimé l’idée de départ selon laquelle Marie cherche à se trouver, elle, sans plus s’encombrer d’un homme dans sa vie. Elle qui a si longtemps vécu sous l’autorité de son mari préfère désormais penser à elle, en premier. Se prendre en main, vivre seule, devenir indépendante, faire ce qu’elle aime. Et c’est sûrement la raison pour laquelle j’ai été un peu déçue de son happy end. De son aventure, non : j’ai trouvé cela crédible, après tout, de flancher pour un homme en peine, un homme sensible qui lui démontre que tous ne sont pas comme Rodolphe. Pourtant, j’aurais aimé un dénouement dans l’esprit des Gens heureux. Un dénouement où l’héroïne accepte d’être fidèle à elle-même et à ses principes, à ses valeurs, à son envie et son besoin de penser à elle, de se reconstruire, d’être seule.

Ce qui m’a déçue, dans cette lecture, c’est de voir que, malgré le pitch initial, il faut quand même l’amour pour qu’un bonheur soit total. J’aurais préféré qu’au moins l’une de nos héroïnes (bon, sauf Anne, bien sûr) termine seule, parce que c’était important pour elle. Parce qu’on n’est pas une femme pour être obligatoirement aimée d’un homme. Parce qu’on peut être une femme  heureuse et épanouie juste en étant seule.

J’ai malgré tout adoré et dévoré cette histoire, que j’ai trouvée parfaite pour l’été. J’ai beaucoup aimé Camille, que j’ai trouvée très touchante. Et je ne m’attendais pas à ce qu’une petite intrigue (autour de Milou) ajoute un peu de suspense au roman ! Cette histoire de blog (dont le nom m’a fait mourir de rire) et d’admirateur m’a vraiment plu.

En conclusion

Le premier jour du reste de ma vie est une lecture légère, idéale pour la saison. J’ai beaucoup aimé nos trois protagonistes, même si je regrette un peu le dénouement, trop facile à mon goût. Virginie Grimaldi a même réussi à me surprendre grâce à un petit mystère autour de Milou ! À découvrir.

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La Parisienne

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