Quelqu’un pour qui trembler,
Gilles Legardinier

Gilles Legardinier est un auteur que j’apprécie particulièrement depuis ma lecture de Demain j’arrête. J’aime ses romans feel-goods, et j’accroche moins aux autres comme me l’a prouvée ma lecture du Premier Miracle récemment. J’étais très impatiente de découvrir son dernier poche, Quelqu’un pour qui trembler, que j’attendais depuis longtemps, et qui sera peut-être ma dernière lecture de cet auteur s’il décide finalement d’abandonner ce genre…

Le résumé

Peut-on être un père quand on arrive vingt ans après ? Pour soigner ceux que l’on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu’il apprend que la femme qu’il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent. Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n’importe quel inconnu. Est-il possible d’être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l’aide de ceux que le destin placera sur sa route. Voici la réjouissante histoire de ce que nous sommes capables de réussir ou de rater au nom de la seule chose qui compte dans nos vies. Grâce à ses best-sellers, Gilles Legardinier a fait rire et ému des millions de lecteurs à travers le monde. Son humour et une humanité sincère, alliés à un goût unique pour les histoires décalées, trouvent un écho de plus en plus grand. Une fois de plus, à travers des personnages bouleversants et des situations hilarantes dont il a le secret, cet auteur atypique parvient à nous surprendre pour mieux nous entraîner ailleurs, au plus profond de nous…

Mon avis

C’est toujours un plaisir pour moi de débuter un roman de Gilles Legardinier, même si j’ignore souvent où ma lecture va me mener. Cette fois, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver une petite pointe de nostalgie en me disant que c’était peut-être le dernier roman feel-good de l’auteur, et j’étais donc émue d’en tourner les pages, bien décidée à le savourer pleinement. Et c’est ce que j’ai fait, car j’ai prolongé ma lecture et l’ai fait durer, parce que je m’y sentais bien et que je n’avais pas envie de quitter les personnages. Le propre du feel-good, non ?

Le feel-good est un genre dont j’ai vraiment besoin en ce moment, et je suis heureuse d’avoir ouvert Quelqu’un pour qui trembler la semaine dernière. C’était exactement le livre qu’il me fallait, et je me suis vraiment félicitée de mon choix (oui, je me lance des fleurs, et alors ?).

Thomas est un personnage touchant, peu adapté aux normes sociales depuis son voyage en Inde. Il est parti voilà longtemps, et sa grande sensibilité va le mener jusqu’en France où il espère tisser des liens avec sa fille dont il ignorait l’existence. Mais tout ne va pas se passer comme prévu, et l’on peut bien sûr compter sur l’humour de Gilles Legardinier pour nous faire passer un excellent moment.
Dans ce roman, il est question de paternité, d’amour filiale, de temps perdu puis retrouvé, de souvenirs, d’immigration, de personnages âgées aussi… Comme souvent, il est question de plein de choses, et de surtout de sujets plus profonds qu’on imaginait de prime abord. C’est ce qui fait que j’ai tant aimé ma lecture.

J’ai trouvé chaque personnage très attachant, en particulier Emma et Romain que l’on suit de loin. Emma est la protagoniste principale de cette histoire, et pourtant elle ne prend la parole qu’une fois tout au long de ce roman, dans un dialogue empli d’émotions.
Chaque résident m’a fait rire et m’a touchée, même si j’admets avoir été perdue et ne pas avoir su les différencier les uns des autres. Ce n’est rien, il y avait toujours une frasque pour me permettre de les replacer.

J’ai aimé cette fin, je les aime toujours quand elles sont si belles. C’est une fin comme je les aime, qui dit tout sans trop en dire, qui laisse le lecteur reconstituer le puzzle comme il l’entend. Et finalement, la scène que l’on attend n’est pas arrivée mais nous apprenons que nous n’en avons pas tellement besoin.

En conclusion

Quelqu’un pour qui trembler est un roman feel-good comme je les aime. C’est exactement le livre qu’il me fallait, et je suis très heureuse de l’avoir découvert (avec une petite pointe de nostalgie malgré tout). J’espère vraiment retrouver l’auteur avec ce genre plus tard, c’est selon moi ce qui lui réussit le mieux. Un roman à savourer !

La Parisienne

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