Un fils parfait
Mathieu Menegaux

Voilà un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler ! Son premier roman, Je me suis tue, a fait beaucoup de bruit et il est d’ailleurs dans ma PAL à ce jour. Lorsque les éditions Point m’ont proposé de recevoir Un fils parfait, je n’ai pas hésité longtemps avant d’accepter. Je remercie donc les éditions Points pour cette lecture qui m’a totalement scotchée.

Le résumé

Maxime a tout réussi : de brillantes études, une carrière fulgurante, il est un mari aimant et un père attentionné. Un fils parfait. Un homme au-dessus de tout soupçon. Si bien que, lorsque sa fille, Claire, dénonce ses agissements à sa mère, en la suppliant de la protéger, Daphné tarde à la croire. L’amour qu’elle porte à Maxime la conduit à refuser l’évidence pour préserver sa vie et son confort.
Pourtant les soupçons se confirment, le doute se dissipe et les faits vont pousser Daphné à réagir. Mais il est trop tard. Maxime, fort de cette façade d’homme irréprochable, a manipulé la police et la justice afin de les retourner contre la mère de ses enfants. Daphné livre sa version de l’histoire à sa belle-mère. Elle reprend les éléments un par un, depuis les débuts amoureux avec Maxime, jusqu’à la confrontation sans merci. Jusqu’où une mère doit-elle aller pour protéger ses filles et faire valoir ses droits, lorsque personne n’accepte de la croire ? Quelles épreuves Daphné va-t-elle devoir traverser pour récupérer Claire et Lucie ?

Mon avis

Ce roman est court. Il fait à peine 170 pages. Et pourtant, ces quelques pages ont suffi à me plonger dans une lecture en apnée le temps d’une soirée. À peine avais-je commencer ma lecture qu’il me fut impossible de la lâcher, tant j’étais prise dans l’engrenage que devient la vie de Daphné, le jour où elle découvre que son mari est un monstre.

À peine avais-je tourné les premières pages que je me suis retrouvée entièrement happée par cette histoire. C’était plus fort que moi, il fallait absolument que je poursuivre pour savoir ce qui allait advenir de Daphné et ses filles. J’étais littéralement suspendue à la plume de l’auteur.
L’avantage d’un roman court, c’est qu’il se dévore. Autrement dit : préparez-vous une plage horaire de deux heures pour pouvoir lire ce roman d’une traite.

Je n’ai qu’un seul mot pour décrire l’effet que ce livre a eu sur moi : une claque. Dire que j’ai adoré serait un euphémisme, il m’a à peine fallu plus d’un chapitre pour comprendre que ce serait un coup de coeur.
L’auteur a une écriture brute, incisive, qui n’épargne pas le lecteur, et qui nous plonge pourtant en plein coeur du drame et des émotions de Daphné. J’ai aimé cette proximité que j’ai ressentie avec cette femme impuissante, démunie, qui fait tout pour protéger ses enfants mais contre qui tout se retourne.

J’ai également beaucoup aimé la forme que prend ce roman, celle d’une lettre adressée à la mère de ce monstre. J’aime cette astuce narrative qui emploie le tu, qui prend le lecteur à témoin, qui nous plonge directement au coeur de l’action. Les mots sont forts, crus parfois, saisissants, et l’effet est immédiat. On ne peut qu’être glacé par ce qu’on lit.

En conclusion

Ce roman de Mathieu Menegaux est une véritable claque à mes yeux. C’est un roman lourd de sens, fort dans le message qu’il porte, qui m’a profondément choquée et remuée. J’ai énormément apprécié l’écriture très brute de l’auteur qui confère au récit un aspect très percutant. En bref, un roman écrit d’une main de maître qui m’a donné très envie de suivre de près les autres écrits de Mathieu Menegaux !

La Parisienne

Publicités