Du côté du bonheur
Anna McPartlin

Un nouveau roman d’Anna McPartlin, c’est toujours la promesse d’un bon moment. Je suis cette auteure depuis la parution de son premier roman en France, et je n’ai jamais été déçue. J’ai eu un coup de coeur l’année dernière pour Mon midi, mon minuit, je le pensais indétrônable, et pourtant… Un grand merci aux éditions le Cherche Midi pour cette lecture.

Le résumé

Entre ses deux boulots, ses enfants et sa mère qui perd la tête, la vie n’est pas toujours facile pour Maisie. Mais, depuis qu’elle s’est décidée à quitter son mari violent, cette Irlandaise au caractère bien trempé retrouve peu à peu le chemin du bonheur. Jusqu’au jour où son fils Jeremy disparaît mystérieusement avec son meilleur ami.
Que s’est-il passé le soir du 1er janvier ? Avec l’aide de Fred, son chevalier servant, et de Lynn, sa fidèle amie, Maisie tente de reconstituer le fil des événements. Dans ce quartier populaire des environs de Dublin, chacun affronte les coups du sort avec humour et ténacité. Mais le terrible secret qu’elle va découvrir bouleversera à jamais le cours de sa vie.

Mon avis

Après avoir lu Mon midi, mon minuit, je me disais qu’il était impossible qu’Anna McPartlin me surprenne encore, et réussisse à faire mieux. J’avais tellement aimé ce roman qu’il me paraissait inconcevable que l’auteure parvienne à me faire aimer un de ses romans encore plus. Et pourtant. C’était mal connaître Anna, car elle a réussi cet incroyable pari.

Il ne m’a pas fallu lire beaucoup de pages de ce nouveau roman pour savoir qu’il allait faire vibrer mon coeur. D’une part, j’ai rencontré des personnages profondément attachants, humains, faillibles. C’est ce que j’aime avec Anna : elle réussit à nous faire aimer des personnages simplement réalistes, qui ont leurs qualités mais aussi leurs défauts. Maisie, bien sûr, est une mère de famille qui ne sait pas prendre les ronds-points et qui enchaîne les galères financières. Elle s’est sortie tardivement d’une situation maritale profondément toxique, mettant malgré elle en danger la vie de son fils. Valerie est une jeune ado en colère contre sa mère et contre le monde entier, c’est une jeune fille qui n’arrive pas encore à gérer ses émotions. Bridie est la grand-mère attachante à l’esprit vagabond, c’est un personnage qui m’a beaucoup touchée. Et puis il y a Jeremy… un jeune homme que tout le monde s’accorde à décrire comme adorable, serviable, empathique. Il est au coeur de ce roman, puisque l’on apprend très vite qu’il a disparu et qu’il lui est arrivé quelque chose… un quelque chose que nous ne découvrirons évidemment qu’à la fin.

Dans cette vaste fresque familiale, les personnages sont tous plus touchants les uns que les autres. Chacun a ses failles, ses défauts. Tous s’aiment mais sont finalement bien incapables de se le dire et de se le faire comprendre, et c’est cette fragilité chez eux qui m’a beaucoup émue. Rave ne fait bien sûr pas exception à la règle, c’est peut-être même le personnage que j’ai préféré, au-delà de Jérémy. Comme dans la vraie vie, aucun des personnages de cette petite ville n’est parfait, même le gentil Fred qui vient à la rescousse de Maisie. J’ai profondément aimé cette large palette de nuances, on ne sombre nullement dans un manichéisme facile, surtout avec de tels sujets.

Ce roman, comme tous ceux d’Anna McPartlin, vous emmènera loin. C’est un livre qui percute par les nombreux sujets qu’il aborde : les préjugés, la précarité financière, les sectes, la violence conjugale, la démence sénile. C’est un roman profondément identitaire, chacun des personnages va se découvrir, va en apprendre plus sur lui-même, sur qui il est vraiment.
Et comme tous les romans d’Anna McPartlin, ce roman est profondément lumineux, malgré toute la douleur qu’il porte en ses pages. C’est un roman qui fait du mal, mais qui fait du bien aussi. Ce qu’on en retient, c’est la vie.

Et puis, je ne peux pas terminer cette chronique sans vous donner un mot sur cette fin. Dire que je ne l’avais pas vue venir serait mentir, mais je ne m’en doutais que partiellement. Une partie de ce dénouement m’a beaucoup étonnée. Je pense qu’un tel roman ne pouvait tout simplement pas se terminer autrement. Quant à l’épilogue, il a profondément serré mon coeur d’émotions. Merci Anna McPartlin d’écrire des romans qui bouleversent tant mon coeur de lectrice.

En conclusion

À chaque nouveau roman d’Anna McPartlin, je me dis qu’il est impossible qu’elle fasse mieux, et elle réussit pourtant cet incroyable pari. C’est une auteure qui ne m’a jamais déçue et avec laquelle j’enchaîne les coups de coeur, et Du côté du bonheur ne fait pas exception à la règle. Une lecture douce, triste, heureuse, brillante d’émotions et d’intelligence qui m’a totalement embarquée. Une petite merveille que j’ai tout simplement adorée.

La Parisienne

De la même auteure :
Les derniers jours de Rabbit Hayes
Mon Midi, Mon Minuit

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