hier encore c'était l'été

Hier encore c’était l’été,
Julie de Lestrange

Hier encore, c’était l’été. Quel joli titre, n’est-ce pas ? Voilà un roman qui me tentait beaucoup, lorsque l’auteure m’a contactée pour me proposer de le découvrir et le chroniquer. Vous imaginez bien que je n’ai pas vacillé très longtemps ! Un grand merci à Julie de Lestrange pour cet envoi.

Le résumé

Alexandre, Marco, Sophie et les autres se connaissent depuis l’enfance.  Ensemble ils sont nés, ensemble ils ont grandi, en toute insouciance et en toute innocence. Mais lorsque la vie les prend au sortir de l’adolescence, la claque est brutale. En une décennie, ceux que les intellectuels appellent la jeunesse perdue et désillusionnée vont devoir apprendre à se battre pour exister. La vie les perdra par endroits.
À travers les drames, les fous rires et les joies subsiste alors l’amitié. Et l’amour qui les sauvera. Tendre portrait d’une génération et d’une époque, Hier encore, c’était l’été prend aux tripes pour ne plus vous lâcher. C’est l’histoire de nos guerres quotidiennes, de ses victoires et de ses peines. C’est surtout l’histoire de la vie et d’une bande d’amis dont on voudrait faire partie.

Mon avis

J’avais lu une ou deux très belles chroniques au sujet de ce roman, mais lorsque je l’ai ouvert (au bord de la piscine, en vacances), j’avais tout oublié de son résumé et de son contenu. Je ne sais pas pourquoi, je m’attendais à une romance adolescente toute en légèreté, voire en stéréotypes. Je pense m’être laissée influencer par le titre, comme quoi je suis pleine de clichés moi-même, car il n’est pas vraiment question de cela dans ce roman.

Hier encore, c’était l’été est un roman inattendu, un de ces romans que l’on découvre et qui nous happe à lui, l’une de ces découvertes un peu merveilleuses que l’on fait presque par soi-même, à l’aveugle, et que l’on savoure parce que l’on en ignorait tout. C’est une petite pépite à l’état brut que j’ai eu l’impression de savourer, parce que c’était ce livre et moi, et (presque) personne d’autre.

Ce qui m’a frappée dès les premières pages du roman, c’est l’élégance du style de l’auteure. Les phrases sont belles, construites, étoffées, le vocabulaire est riche… et cela fait du bien de sentir un auteur investit dans la forme de son récit.
Comme je le disais précédemment, je m’attendais à une romance adolescente. On peut dire que c’est ainsi que tout commence, mais l’histoire nous est rapportée du point de vue d’Alexandre, un jeune garçon de 19 ans qui tombe fou amoureux de Marie. C’est déjà peu commun. Alexandre mettra tout en oeuvre pour séduire la jeune fille, un entreprise qui se révèle loin d’être simple.

A travers l’histoire d’Alexandre, on revient également sur le destin de ces deux chalets voisins, dont les familles deviennent amies juste après la guerre. Les grands-parents d’Alexandre et ceux de Sophie et Marco et tous les autres, qui rêvent d’un jour unir leur deux familles. Mais les générations passent, et rien ne vient…

J’ai tout aimé de ce roman. De ses personnages à son intrigue, bien ficelée, qui nous emmène là où l’on ne s’attend pas forcément. Je croyais bêtement que tout le déroulé se concentrerait sur le couple de Marie et Alexandre. Que le roman commencerait à la naissance de leur histoire et se terminerait sur « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Mais ce n’est pourtant pas ça, la vie. Rares sont les chanceux qui rencontrer l’amour de leur vie à 19 ans et s’engagent dans une relation lisse et sans aucun heurts ! Il y a des hauts, des bas, des moments difficiles et des moments de joie…

Et puis, si j’ai tant aimé ce roman, c’est qu’il ne se concentre pas seulement sur le destin d’Alexandre. Autour gravitent aussi Marco, Sophie, Anouk. Une amitié qui s’éloigne mais vers laquelle on revient indubitablement, parce qu’elle est plus forte que tout. L’amour insoupçonné qui est parfois juste sous nos yeux, pendant tout ce temps. La lente reconstruction, l’apprentissage, la confiance en soi, en les autres… Ce roman, c’est l’école de la vie.

En conclusion

Hier encore, c’était l’été est un roman qui évoque la vie dans toutes ses nuances. Tout le monde pourra se reconnaître en l’un ou l’autre des personnages de Julie de Lestrange, dans leur caractère ou les événements qui les secouent. Voilà un roman inattendu que j’ai adoré, contre-toute attente. Un petit bonbon d’été, de vie, que je recommande vivement !

Notation 6 Je recommande

La Parisienne

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