Absences
Lauren Oliver

J’ai l’impression d’avoir entendu parler de ce titre à de nombreuses reprises au moment de sa sortie, et je me souviens principalement de la chronique de mon amie La Rousse Bouquine. J’avais flashé sur cette couverture, et je remercie les éditions Le Livre de poche de m’avoir permis de le lire à mon tour.

Le résumé

Nick et Dara sont deux sœurs aux caractères bien distincts. En quelques mois, leur vie bascule : leurs parents divorcent, un amour se brise et un accident de voiture a lieu. Nick était au volant mais a tout oublié. Dara a de nombreuses séquelles et se souvient, puis décide de disparaître en laissant un message énigmatique. Nick met tout en œuvre pour la retrouver.

Mon avis

En ouvrant Absences, je ne m’attendais pas à faire face à un roman young adult, mais plutôt à un thriller du type Amelia. J’ai été déroutée l’espace de quelques pages, mais j’aurais dû m’y attendre, puisque ce roman est édité dans la collection Jeunesse du Livre de poche.

La plongée dans Absences est plutôt difficile, au départ. La temporalité est assez confuse, nous faisons des bonds dans le temps sans vraiment comprendre où l’auteure veut en venir, et les narrateurs sont doubles – Dara et Nick en alternance. Sans compter les coupures de journaux et les extraits de journal intime qui s’entremêlent : un joyeux méli-mélo où il n’est pas aisé de trouver sa place. Surtout quand l’auteure brouille les pistes et se met à intégrer une histoire secondaire qui semble avoir de l’importance, sans que l’on comprenne réellement pourquoi…

Ce roman m’a rappelé Si près de toi, dans l’enquête que mène l’héroïne et sa douleur, et Dans chacun de mes mots, dans la complexité de sa personnalité. C’est là que demeure la force de cette histoire, dans la construction de personnages qu’il n’est pas forcément facile d’appréhender, du moins, pas autant que ce que l’on peut imaginer. Si les deux soeurs nous paraissent assez caricaturales – la bad girl d’un côté, la petite fille modèle de l’autre -, la réalité est bien plus complexe que ce qu’elle reflète. De même, leur relation est assez étrange, surtout en ce qui concerne Parker. Je me suis posé beaucoup de questions à ce sujet.

Lorsqu’enfin la révélation arrive, je n’ai pas été très surprise, car je m’y attendais. J’avais une autre version plus drastique possible en tête, mais en cours de lecture je me suis rendu compte qu’elle n’était pas compatible avec certains éléments de l’histoire. Cependant, si j’ai deviné, c’est parce que l’on m’avait prévenue qu’un twist arriverait, et qu’il serait bluffant. J’ai donc cherché par tous les moyens à le deviner moi-même. Sans ça, je me serais très probablement fait avoir et j’aurais adoré ce retournement de situation.

J’ai pourtant quelques reproches à adresser à Absences, et notamment : son résumé. Rien ne m’énerve davantage qu’une quatrième de couverture qui en révèle trop. Et là, il faut attendre plus de la moitié du roman avant que Dara disparaisse et que Nick parte à sa recherche, alors que c’est un élément révélé dans le résumé ! L’effet est simple : j’ai passé mon temps à attendre qu’enfin elle daigne disparaître, et on ne peut pas dire que la patience soit ma qualité première. Heureusement, j’étais prévenue que la fin réservait de bonnes surprises, car sinon, je me serais probablement lassée bien vite.

En conclusion

Absences est un roman adolescent difficile à appréhender, notamment dans sa construction narrative, mais il permet de mettre en avant des personnages aux personnalités complexes et intrigantes. C’est un roman étrange qui pourra s’avérer surprenant, et qui m’aura fait passer un bon moment.

La Parisienne

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