De battre la chamade
Sophie Tal Men

Mon histoire avec cette série de livres (et par conséquent avec cette auteure) est assez fluctuante. Autant j’ai adoré le premier tome, autant le deuxième m’a beaucoup déçue. Je ne comptais pas spécialement lire ce troisième opus, mais les éditions Albin Michel me l’ont tout de même proposé en lecture et je me suis laissée convaincre par ma curiosité. Je remercie les éditions Albin Michel pour cette lecture.

Le résumé

En commençant son internat de médecine à Brest, Marie-Lou est très vite happée par le tumulte de l’hôpital. Un concentré d’humanité ou les rencontres, les émotions, les disparitions aussi, font grandir, mûrir. Plus qu’un apprentissage, c’est une prise de conscience, sur soi et sur le monde. C’est là que bat le cœur de la vie. Côté sentimental, les choses ne sont pas moins compliquées…
Comment retenir l’instable et insaisissable Matthieu dans ses filets ? Lui qui a dû mettre la médecine entre parenthèses pour retrouver son père disparu…

Mon avis

Dans ce roman, nous retrouvons encore une fois les personnages que nous avons quittés : Marie-Lou, bien sûr, Matthieu, et tous les autres. J’avais un peu (beaucoup) oublié les éléments du deuxième tome, tant je n’avais pas accroché. Ne me restait en mémoire que la ligne principale du premier roman. Je me suis donc volontairement laissée surprendre par cette suite.

La véritable question est : a-t-elle su me convaincre ? Eh bien, aussi étonnant que cela puisse paraître, je n’ai pas réellement de réponse à cette question. C’est un ressenti très étrange. Il y a des éléments qui m’ont plu, d’autres moins, et le résultat final est que je n’ai pas vraiment d’avis sur ce roman. Je ne sais même pas si je le recommanderais ou pas.

L’ambiance est toujours aussi douce dans la Bretagne de Marie-Lou, et ça m’a fait plaisir de la retrouver et de m’y replonger. Pour autant, je n’ai pas été des plus accrocs à cette histoire et je ne pense pas en garder un profond souvenir, la preuve : j’avais oublié le tome précédent.
Matthieu et Marie-Lou vont encore des problèmes (notamment de communication), et j’aurais aimé pour une fois que tout aille bien entre eux. J’imagine que ce happy end sera réservé au quatrième tome (j’ai entendu dire qu’il y en aurait un).

J’ai davantage accroché aux questions identitaires qui taraudent Matthieu. Je n’aime bien évidemment pas sa fuite et son attitude vis-à-vis de Marie-Lou, mais j’ai compris son besoin de se faire passer devant pour comprendre la décision de son père.
Ce que je retiens de ce roman, c’est que la communication aiderait vraiment tous ces personnages, c’est clairement ce qui leur manque… 

En conclusion

Je n’ai pas franchement d’opinion sur cette lecture que j’ai trouvée agréable, mais qui ne me marquera pas. Je lirai avec curiosité le dénouement de l’idylle bretonne de Marie-Lou et Matthieu, mais sans trop en attendre pour autant.

La Parisienne

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