L’Assassin Royal tome 1, l’Apprenti Assassin
Robin Hobb

Après avoir dévoré Game of Thrones en un an, Stéphanie et moi avons pris la grande décision de prolonger notre découverte des classiques de la fantasy. Et en 2019, c’est à la série l’Assassin Royal que nous avons choisi de nous consacrer. Après tout le bien que j’ai entendu au sujet de cette série de livres, je me devais de me faire mon opinion.

Le résumé

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant – par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l’existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l’égide du maître d’écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L’ enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu’à un fil : celui de sa lame…

Mon avis

C’est en lisant les premiers chapitres de ce premier tome que je me suis rendu compte que j’avais vraiment tout faux. J’ai longtemps assimilé la fantasy à ce que j’en connaissais, à savoir : Game of Thrones. Et j’ai de fait longtemps eu des préjugés sur ce genre, que je voyais comme difficile à lire, compliqué à suivre. J’avais l’impression que, nous proposant un univers entièrement nouveau pour nous, la fantasy demandait énormément d’attention et que ce n’était pas un genre très abordable. Je pensais que la narration était tout aussi complexe que dans Game of Thrones, qu’il fallait être vraiment rigoureux et passionné pour s’y plonger.
Figurez-vous que grâce à Fitz, j’ai appris que ce n’était pas toujours le cas. Qu’il a été facile de me lancer dans cette lecture ! Est-ce dû au fait que Fitz est un enfant, et que nous apprenons tout de ce monde en même temps que lui ? Est-ce lié à la narration à la première personne ? Je l’ignore. Mais en tout cas, je n’ai vraiment eu aucune difficulté à entrer dans l’histoire, contrairement à ce que j’appréhendais.

Dès le début du roman, je me suis prise d’affection pour le personnage de Fitz. C’est un enfant projeté dans un monde d’adulte, et l’on découvre avec lui l’histoire de ce royaume particulier et de ses pouvoirs étranges.
J’ai beaucoup aimé la palette des personnages qui nous est présentée, même si je pourrais lui reprocher son manichéisme. J’ai en effet une opinion bien tranchée sur chacun d’entre eux qui incarnent soit des alliés, soit des ennemis (à la nuance près du Roi Subtil, au sujet duquel il est encore trop tôt pour me prononcer). J’ai énormément d’affection pour Burrich et la complicité qu’il crée avec Fitz, pour Vérité, pour Fouinot et Martel évidemment, ainsi que pour Umbre. Et au contraire, j’ai détesté Galen et Royal, on s’en doute.

Ce premier tome instaure bien l’univers dans lequel le lecteur va évoluer, entre la forgisation, l’Art et le Vif. Beaucoup de mystères planent encore autour de l’intrigue, suffisamment pour nourrir les prochains tomes qu’il me tarde déjà de découvrir.
Le rythme s’intensifie sur la fin, riche en révélations et en rebondissements. Je ne pensais pas que l’intrigue serait si « linéaire », encore une fois je comparais énormément avec Game of Thrones qui est à ce jour mon seul élément de comparaison d’un point de vue fantasy, et finalement tout était là depuis le départ. J’aurais peut-être aimé un peu plus de surprises de ce point de vue là (l’auteure nous donne clairement les cartes en main dès le départ pour détester les personnages qu’il faut détester), mais cela reste malgré tout une lecture efficace qui a parfaitement rempli son rôle.

J’ajoute un paragraphe important pour signaler quelque chose qui m’a profondément agacée et déçue dans cette réédition poche de cette oeuvre pourtant classique de la littérature fantasy : le nombre massif de fautes d’orthographe. Je suis plutôt tolérante sur le sujet en règle générale, mais lorsqu’il s’agit d’une version poche, rééditée qui plus est, je trouve vraiment inadmissible de me retrouver avec un exemplaire qui contient au moins une faute par page. Et je n’exagère même pas !

En conclusion

Je m’attendais à une lecture difficile avec ce nouvel univers fantasy, et je ne pouvais pas plus me tromper ! Je suis entrée dans l’histoire avec une facilité déconcertante, me prenant très vite d’affection pour les personnages et je n’arrivais plus à lâcher ma lecture tant j’étais avide de découvrir la suite. J’ai tout simplement adoré, et j’ai hâte de lire les prochains tomes !

La Parisienne

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