9782226317155-jLes Oubliés du dimanche,
Valérie Perrin
Ma note : 20/20

J’avais repéré la jolie couverture de ce livre prometteur en librairie. Ce n’est plus un secret pour personne, je suis très sensible aux belles couvertures, c’est ce qui me donnera envie de me tourner vers un livre, après le titre. Lorsque cette envie s’est doublée de la lecture de la chronique de Pretty Books, il ne m’en fallait pas plus. Merci aux éditions Albin Michel pour cette magnifique lecture.

Mon résumé

A 21 ans, Justine vit avec ses grands parents et son frère, Jules. Aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite, elle adore s’occuper des personnes âgées, surtout d’Hélène, qui la fascine. Hélène et sa mouette, sur sa plage. Le récit va nous raconter les histoires mêlées de Justine, de la disparition de ses parents, ainsi que celle d’Hélène, et de son incroyable histoire d’amour avec Lucien.

Mon avis

Après avoir refermé un livre coup de coeur, j’ai toujours le coeur brisé, et je suis souvent envahie d’un immense sentiment de tristesse. Je me sens inconsolable d’avoir déjà terminé cette si belle histoire, j’ai l’impression d’avoir lu trop vite, de ne pas avoir assez savouré ce moment, et j’ai besoin de temps pour faire le deuil et me lancer dans une autre lecture qui ne sera probablement pas aussi émouvante que celle que je viens de clore. C’est exactement ce qui s’est produit avec Les Oubliés du dimanche.

Si j’ai tant aimé ce livre, c’est tout d’abord grâce à Justine. Une héroïne pas comme les autres, nostalgique, empreinte d’un autre temps, qui voue un amour atypique aux personnes âgées. Justine est une protagoniste forte, qui s’amuse au Paradis avec Je-ne-me-rappelle-plus-comment tout en ne comptant pas ses heures auprès d’Hélène. Justine est humaine, entière, perdue. A travers son amour inconditionnel pour son frère, qui n’est pas son frère, elle incarne une personne dont on se sent proche, dont on aimerait être l’amie, la soeur. Même si elle ne semble pas heureuse, même si elle ne rit jamais.
Hélène est également une vieille dame qui sort de l’ordinaire. Elle est un personnage poétique, et son histoire, bien que tragique, ne l’empêche pas d’être heureuse, avec sa mouette, avec Lucien, avec Justine.

Deux histoires poignantes. Hélène et Lucien, Justine et sa famille. Ici, rien n’est simple. Le poids des secrets, des non-dits, une quête de la vérité, une foi sans limite, des destins auxquels on ne pourrait rester indifférent. J’ai été profondément secouée par l’entremêlement de ces deux récits, menés par une plume simple et sans prétention, exactement comme j’aime.
Ce que j’ai le plus aimé, je crois, c’est l’histoire impossible, improbable de ce grand-père incompris… Et de son épouse, et de la conséquence de leurs actes. Qui pourrait imaginer ça ?

Les Oubliés du dimanche est aussi une très belle ode aux personnes âgées. Car le point de départ de cette histoire, c’est aussi celle d’un mystérieux corbeau qui appelle les familles des anciens à qui personne ne vient jamais rendre visite. Je n’ai vraiment pas deviné l’identité du corbeau, et le dénouement m’a beaucoup surprise. Je l’ai adoré. Je ne voudrais rien changer à ce roman.

En conclusion

Il n’y a pas de mots pour vous dire à quel point j’ai aimé ce roman. Voilà un livre qui aborde des sujets sérieux, sans pour autant sombrer dans le drame ou le pathos. Une incroyable leçon de vie à travers deux protagonistes des plus attachantes : Justine et Hélène. J’ai tout aimé. 

La Parisienne

Publicités