J’ai dû rêver trop fort
Michel Bussi

J’ai déjà lu quelques romans de Michel Bussi, et j’aime toujours retrouver le suspense et les twists inattendus chez cet auteur. Je tiens à remercier les éditions Presses de la cité pour cette nouvelle lecture.

Le résumé

Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais.
Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente.
Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ?
Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ?
Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

Mon avis

J’ai reçu ce roman lors d’une rencontre avec Michel Bussi qui s’est avérée passionnante. Et évidemment, lorsque l’on rencontre un auteur qui nous parle de son roman, l’envie de dévorer son livre est immédiate. J’ai donc succombé à l’appel de J’ai dû rêver trop fort très rapidement, surtout après en avoir entendu beaucoup de bien de la part de ma copine Ouidad.

Pour comprendre mon ressenti sur cette lecture, je tiens à vous peindre le contexte : j’ai donc commencé ce roman la semaine du salon du livre, une semaine très chargée en actualités et au cours de laquelle j’avais assez peu de temps à consacrer à la lecture. D’ailleurs, je n’ai lu que pendant mes trajets dans les transports en commun, puisque j’habite assez loin du salon et que j’avais donc du temps à y consacrer.
Ce fut donc une lecture en saccadé, que je n’ai eu de cesse de reprendre et d’interrompre inlassablement, et cela joue très probablement sur l’avis que j’ai de ce roman.

Je suis rapidement entrée dans l’histoire de ce nouveau roman de Michel Bussi, qui a réussi à attraper mon attention dès les premières pages. Même si j’étais un peu perdue au début entre les chapitres en 1999 et ceux en 2019, et qu’il me fallait toujours une ou deux pages pour m’y retrouver, j’ai rapidement été happée par le suspense et je me suis posé beaucoup de questions : qu’arrive-t-il à Nathy ? Comment expliquer toutes ces coïncidences ? Qu’est-il arrivé à Ylian ? Que sait Olivier de tout ça ?
Cependant, une fois arrivée à Barcelone, j’ai fini par vraiment me lasser et à trouver le temps long. J’en avais marre de ce suspense, et les révélations tardaient trop à venir. Je me suis même surprise à réfléchir à sauter des pages pour enfin déjouer le mystère.

Même si j’ai trouvé l’explication crédible, je n’ai pas eu l’impression de trouver un véritable twist. Quelques pages avant la révélation, j’avais fini par comprendre ce qu’il en était et je n’arrivais pas vraiment à me réjouir d’avoir patienté plus de 400 pages pour ça.

De même, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher à l’héroïne, que j’ai trouvée très redondante. Elle se complait dans ses souvenirs et cela m’a beaucoup agacée. Cette narration avec parfois du tutoiement, parfois des dialogues qui sautent car nous sommes dans les pensées de Nathy, m’a vraiment perturbée et je n’ai pas réussi à savourer l’histoire. Je m’attendais à autre chose.

En conclusion

J’ai trouvé beaucoup de longueurs à ce roman de Michel Bussi qui ont grandement nui à ma lecture. Si j’étais très interpelée par le mystère de départ, j’ai malheureusement fini par me lasser du suspense que l’auteur entretient trop longtemps à mon goût. La révélation finale m’a déçue par sa simplicité, je m’attendais à une explication plus ahurissante. J’ai moins su apprécier ce roman de l’auteur que ses précédents, et ce n’est donc pas celui que je vous recommanderais en priorité.

La Parisienne

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